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Tafraout, les montagnes de l’Atlas et moi

30 Nov

En septembre, je suis allée à Tafraout, dans l’anti-Atlas marocain, pour un voyage berbère à travers le temps et les générations. Mes grands-parents avaient quitté leur petit village de l’Atlas pour Casablanca, mes parents avaient quitté Casablanca pour Paris, et je fais le trajet retour, en hommage à cette diaspora de vadrouilleurs.

Après 5 ans d’absence, je suis retournée dans la vallée d’Ameln, terre natale de mes ancêtres, pour me rapprocher d’eux et de leur simplicité. Rien n’a changé, les petites vieilles se rendent toujours au souk du mercredi, les arganiers centenaires sont fièrement dressés et les tagines sont agrémentés d’un œuf (comble du chic à Tafraout !).

Cette vallée magique sait suspendre le temps, séduire les étrangers de passage et reconquérir ses enfants perdus.

Malgré tous mes efforts pour raconter l’atmosphère unique et humble de cette région, je n’y parviens pas.
Je partage donc ces quelques images avec vous, une partie de mon histoire, de mes origines et surtout pour rendre hommage à ma famille, à mes grands pères, Ahmed et Abed, ces aventuriers courageux de l’immigration.

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Istanbul, la ville envoûtante

7 Fév

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Istanbul n’est pas une ville, c’est un style de vie.

C’est un lieu d’histoires, de religions, de civilisations, de cultures, bref, Istanbul, c’est le brassage.

Bercée par le Bosphore et la mer Marmara, Istanbul l’orientalo-occidentale a du mal à choisir entre l’Europe et l’Asie et tous ses habitants sont coincés dans cette douce et belle schizophrénie.

Cette ville du passé et tournée vers le futur ne cesse de surprendre ses visiteurs par ses contrastes. Il n’est pas rare de croiser une femme en niqab faire la queue chez McDonald’s, un groupe de hipsters bières à la main près d’une mosquée ou un vendeur de bracelets regarder un film sur son ipad au cœur du Grand Bazar.

Istanbul est jeune, vieille, métissée, conservatrice, libérale, antique, moderne, musulmane et laïque. Les Stambouliotes, eux, ont fait leur choix : ils vivent leur ville.

Cette ouverture et ce mélange, sont la richesse de cette ville unique et envoutante dans lequel le temps n’a plus de place.

Istanbul est un coin magique, il faut le voir pour le croire.

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Leila Ajig

 

New York ou la ville fantasmée

28 Mai
La Skyline

La Skyline

Jamais, au grand jamais je ne pouvais imaginer qu’une ville comme Paris puisse trouver une consœur à sa hauteur. Mais New York m’a ouvert les yeux : veni, vidi, vici !

New York est un mélange de langues, de couleurs, de styles, de quartiers, de personnages, de mentalités dans lequel le trader de Midtown arrive à croiser la femme de ménage clandestine de Spanish Harlem.

Il m’est assez difficile de décrire cette ville, de la raconter, ou même de résumer le sentiment que j’ai eu en battant son pavé. La grosse pomme vous prend à la gorge et elle vous injecte une dose suffisante d’addiction pour ne plus jamais se défaire de vous.

Voici quelques clichés.

Don't Walk

Don’t Walk

SoHo

SoHo

Central Park

Central Park

NYPD

NYPD

Street Art à Brooklin

Street Art à Brooklyn

Joli Street Arter à Brooklyn

Joli Street Arter à Brooklyn

Hygiène, quand tu nous tiens...

Hygiène, quand tu nous tiens…

Au pied du Brooklyn Bridge

Au pied du Brooklyn Bridge

Fin de journée laborale des écoliers

Fin de journée laborale des écoliers

Serrés comme des sardines, mais avec la clim'

Serrés comme des sardines, mais avec la clim’

Confusion des genres :)

Confusion des genres 🙂

Grab a cab !

Grab a cab !

Discret !

Discret !

Romantisme sur la High Line

Romantisme sur la High Line

Pendant ce temps à Brooklyn...

Pendant ce temps à Brooklyn…

Humour New-Yorkais

Humour New-Yorkais

Les buildings veillent sur Central Park

Les buildings veillent sur Central Park

Leila Ajig

Journée de marché à Agadir

29 Août

Habituellement, quand je vais au marché en France, c’est assez tard dans la matinée, et pour y rester des heures. Imaginez un peu le temps que cela peut prendre dans le plus grand marché d’Agadir, Souk Al Had (marché du dimanche ouvert tous les jours, ne cherchez pas d’explications, c’est comme ça !).

Avec ses centaines de petits stands, c’est le marché le plus gros de la région et on y trouve de tout : épices, légumes, babouches, huiles d’argan, tissus, bijoux, savon noir, olives, vaisselle, maroquinerie… vraiment tout.

Mon shopping marocain commence donc par mon ventre. Je goute à tout sur mon passage : figues de barbarie, olives, miel, huile d’argan et pain chaud. C’est une véritable expérience pour les papilles !

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Stand d’épices et remèdes de grands mères

Des épices bien disciplinées

Je fais bien sûr un détour chez le vendeur de miel et d’huiles pour plonger mes doigts dans un miel de thym délicieusement addictif ! J’en profite pour acheter deux petits flacons d’huile d’argan pour le visage et pour les cheveux.

Quand je pense qu’en France on peut acheter des crèmes avec une pointe d’huile d’argan à des dizaines d’euros, je suis hilare quand je paie mon flacon d’huile pure à 2,50€ !!

Argan

La panoplie cosmétique de la femme berbère : 100% argan

Dans les allées, une femme m’interpelle en berbère pour me faire un tatouage au henné qui ira parfaitement avec mon bracelet en argent acheté la veille à Tiznit. Victime du marketing et de la pub, je craque. On se met d’accord sur le prix, et pour 10 dirhams (environ 1 euro), le contrat de tatouage est bouclé !

La tatoueuse s’occupe de colorier ma main droite 😉

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Après 5 minutes, mon tatouage au henné est terminé !

Si un jour vous avez l’occasion de passer par Agadir, au lieu de foncer vers un car de touristes pour manger sous une tente berbère (les berbères ne mangeant pas sous les tentes), je vous conseille vivement de vivre cette expérience !

Leila Ajig

Les Berbères, les bijoux et moi

27 Août

La première étape de mon périple vers le grand Sud marocain commence à Tiznit. Petite, lorsque j’y allais avec mes parents, j’avais l’impression d’entrer dans un petit village berbère, aujourd’hui le petit village a laissé la place à une ville moyenne avec ronds points et bus à tous les coins de rue.

Tiznit, c’est un peu comme la Place Vendôme des berbères (mais un million de fois moins cher) : l’endroit où les femmes berbères achètent leurs bijoux et ornements en argent depuis des générations, et pour continuer la tradition, je m’en vais faire du shopping !

Avant, je m’arrête pour un petit goûter typiquement marocain : crêpe au miel (msemen) et thé à menthe.

Crêpe marocaine

Crêpe marocaine

Thé à la menthe

Mon caprice : le thé à la menthe

Fantasia

Fantasia : tradition berbère où les cavaliers montrent leurs forces et leurs beaux chevaux à la foule

Arrivée sur la place Méchaouar de Tiznit qui abrite les galeries et bijoutiers,  je me retrouve en plein festival de la ville qui met à l’honneur la culture berbère (artisanat, chants et danses, fantasia…).

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Orchestre traditionnel berbère

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Bijouterie berbère

Après avoir traversé la place animée et pleine de monde, je m’engouffre dans la galerie des bijoutiers. Tiznit est réputée pour ces bijoux en argent et leur style « Ethnic Chic » pour parler bobo.

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J’ai hésité alors j’ai pris le plus gros bracelet ;-P

Leila Ajig

Maroc : la route des Atlas en images

25 Août

Arrivée à Casablanca le soir, je suis envahie par cet air de la mer si familier mais qui me prend toujours par surprise.
Je n’ouvre même pas mes bagages et décide de quitter la ville blanche pour un petit retour aux sources en pays berbère.

Qu’à cela ne tienne, je prends la route direction Agadir avec un petit crochet par Tiznit.

Cette route me rappelle de vieux souvenirs d’étés à sillonner les Atlas. Elle est à couper le souffle et les montagnes marocaines se jouent de nous : on passe du jaune, au rouge feu, en passant par l’ocre sans s’en rendre compte.

Les champs d’oliviers du début du périple laissent place aux nobles arganiers qui se font de plus en plus nombreux dans la région de Souss, berceau de mes aïeux.

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