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Vous avez dit raciste ?

8 Mai

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Suite à la pétition que j’ai lancée, demandant des sanctions contre Robert Ménard et son comptage des enfants musulmans de Béziers, j’ai reçu beaucoup de messages de soutien et d’encouragement, mais également de nombreuses menaces et insultes racistes sur mon blog.

Aussi, avec un groupe d’amis, nous avons décidé de réagir en lançant « Vous avez dit raciste » un livre d’or en ligne et collaboratif regroupant les perles des commentaires intolérants et racistes. Notre but est de dénoncer l’absurdité du racisme ordinaire et les clichés que certains Français peuvent avoir à l’égard d’autres Français.

N’hésitez pas à partager (par mail aussi : parolesderacistes@gmail.com) les contenus xénophobes et intolérants que vous avez vus sur le web ou entendus (citation, photo, copie d’écran…).

Voici quelques perles :

  • moi c’est quand je verrai les musulmanes faire du VELO, cheveux au vent et bras nus -quel délice de sensations INTERDITES- que je serai « joyeuse » …..
  • Vous participez à la destruction de La Civilisation Occidentale, oui, nous allons disparaître comme ont disparu, sombré les civilisations Grecques, Romaines et bien d’autres.
  •  “La France aux français ! Ceux qui ne s’y plaisent pas peuvent retourner chez eux”
  •  “Vous vous dites Française et vous ne connaissez pas Charles Martel ? Il faudrait alors apprendre l’Histoire de France.”

Malgré ces quelques dérapages, la France est belle, elle est unique, grande et doit rester une terre de tolérance.

Merci !

Leila

Fichage des enfants supposés musulmans à Béziers : la justice doit sanctionner cet acte illégal

5 Mai

Hier soir, Robert Ménard, Maire de Béziers, a révélé l’existence d’un fichier recensant les enfants supposés musulmans scolarisés dans sa ville, fichier qu’il a fait réaliser par son équipe.

« Ce sont les chiffres de ma mairie. Pardon de vous dire que le maire a les noms, classe par classe, des enfants. Je sais que je n’ai pas le droit, mais on le fait. » a-t-il déclaré sur France 2.

Ce que fait Robert Ménard est non seulement une rupture avec les valeurs de la République, mais en plus, c’est illégal.

En France, les statistiques ethniques sont interdites par la loi du 6 janvier 1978*.

Je suis outrée, sidérée et choquée en tant que citoyenne française qui voit que notre droit est piétiné par des élus de la République, qui osent s’en vanter sur des plateaux de télévision.

Mais où-va-t-on ?

Ficher les gens en fonction de leur religion, cela ne vous rappelle rien ? Que compte faire la mairie de ce fichier ? On est en droit de se demander quelle sera la prochaine étape dans ce comptage organisé des enfants musulmans de Béziers. A quand les croissants sur les cartes d’identité des petits Biterrois ? Cela prouve une fois de plus que quand les élus qui défendent les valeurs de l’extrême droite prennent des mairies, ils rompent le pacte républicain.

Qui fait ces comptages ? Les professeurs ? L’Etat civil de la Mairie ?

Ce fichage doit cesser immédiatement et ses responsables doivent être sanctionnés par la loi.

Le procureur de Béziers vient d’ouvrir une enquête préliminaire sur ce fichage. Je lui demande de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé et de faire respecter les lois de notre République en sanctionnant cet acte illégal. 

* -« il est interdit de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les options philosophiques, politiques ou religieuses, ou l’appartenance syndicale des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle de celles-ci ». 

Mobilisez-vous en signant la pétition pour mettre fin aux dérapages du Maire de Béziers https://www.change.org/p/fichage-des-enfants-musulmans-%C3%A0-b%C3%A9ziers-la-justice-doit-sanctionner-cet-acte-ill%C3%A9gal-m%C3%A9nard

Tafraout, les montagnes de l’Atlas et moi

30 Nov

En septembre, je suis allée à Tafraout, dans l’anti-Atlas marocain, pour un voyage berbère à travers le temps et les générations. Mes grands-parents avaient quitté leur petit village de l’Atlas pour Casablanca, mes parents avaient quitté Casablanca pour Paris, et je fais le trajet retour, en hommage à cette diaspora de vadrouilleurs.

Après 5 ans d’absence, je suis retournée dans la vallée d’Ameln, terre natale de mes ancêtres, pour me rapprocher d’eux et de leur simplicité. Rien n’a changé, les petites vieilles se rendent toujours au souk du mercredi, les arganiers centenaires sont fièrement dressés et les tagines sont agrémentés d’un œuf (comble du chic à Tafraout !).

Cette vallée magique sait suspendre le temps, séduire les étrangers de passage et reconquérir ses enfants perdus.

Malgré tous mes efforts pour raconter l’atmosphère unique et humble de cette région, je n’y parviens pas.
Je partage donc ces quelques images avec vous, une partie de mon histoire, de mes origines et surtout pour rendre hommage à ma famille, à mes grands pères, Ahmed et Abed, ces aventuriers courageux de l’immigration.

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Paris danse en images

4 Juil

Voici bien longtemps que je ne me suis pas posée pour écrire un petit billet sur mon blog, alors c’est parti, et cette fois en images.

J’ai découvert, via des amis d’amis qui ont des amis, Alix, un photographe de talent qui capte à la perfection les émotions, les mouvements, bref, le petit truc qui rend une photo unique.

Il a une sensibilité très urbaine et excelle particulièrement sur les photos street dance, notamment avec son projet « Dance 4 Me », qui met en avant les danseurs dans la ville.

A l’origine informaticien, je me suis demandé comment un ancien geek pouvait avoir une fibre aussi « artistique »…

Réponse simple : Alix est un créateur, un véritable artiste dans l’âme. Il a toujours voulu « raconter une histoire », avec d’abord l’écriture, puis le dessin, pour enchainer sur la danse… C’est donc tout naturellement qu’il s’est orienté vers la photo, pour sublimer les personnages et écrire son histoire à sa façon, en images.

Entouré d’amis danseurs, il a régulièrement l’occasion de capter ces moments qui rendent son travail unique.

Je vous laisse profiter de quelques unes de ses photos (pour en savoir plus www.alx-book.com)

Crédits photos : AlX Photography

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« Touche pas à ma pute » : le manifeste des 343 salauds

30 Oct
Photo : terrafemina.org

Photo : terrafemina.org

En plein débat autour de la proposition sur la pénalisation des clients de la prostitution, le magazine Causeur va publier la semaine prochaine une pétition signée par 343 personnalités masculines (dont Frédéric Beigbeder, Eric Zemmour, Nicolas Bedos et Ivan Rioufol) qui clament leur « droit de jouir ».
Je ne sais toujours pas quoi penser de cette pénalisation et si elle est réaliste dans les faits.

Les féministes prennent souvent l’exemple de la Suède où la prostitution est interdite et la répression sévère sur le sujet. Pour y avoir vécu un certain nombre d’années, la prostitution en Suède n’a pas disparu, elle a juste évolué et devient plus difficile à traquer (prostitution dans les restaurants chics et discothèques, dames de compagnie avec sites web hébergés en Ukraine, salons de massages asiatiques douteux dans chaque quartier, colocations de jeunes demoiselles des pays de l’Est dans des appartements de Stockholm…) et les consommateurs n’hésitent plus à voyager pour être satisfaits sexuellement. L’hypocrisie n’a pas de limite, même au pays de la transparence absolue.

Les 343 salauds se permettent une comparaison malheureuse avec le manifeste de 1971 des 343 salopes qui avait créé une réelle polémique autour de l’avortement. Ces femmes pionnières ont été courageuses, montré qu’elles ne voulaient plus être victimes de leur corps, prendre des risques pour une pratique criminelle à l’époque. Les salauds de 2013 ne sont pas aussi courageux (certains on signé le manifeste sans pour autant avouer qu’ils ont ou ont eu recours à la prostitution) mais veulent défendre leur droit au plaisir et à la volupté.

Pour autant, ils reconnaissent être contre les rapports forcés et la violence que certaines femmes subissent. Je me demande si avant le rapport sexuel ils demandent aux prostituées si elles se sentent bien, heureuses, sans dettes et fières de se mettre à genoux devant des inconnus pour quelques dizaines d’euros. Dans leur quête de plaisir, certains hommes oublient qu’ils louent un corps ou un morceau de corps, comme on loue un vélib ou un transat sur la plage. Ce n’est pas parce qu’une prostituée accepte un billet de 50 euros pour un rapport qu’elle en est pour autant satisfaite. L’argent ne peut pas tout laver. Les clients doivent au moins avoir la lucidité de reconnaître qu’ils participent au commerce du corps humain en France.

De l’autre coté, les féministes manquent de pédagogie et de nuance dans leur propos concernant la prostitution. Non, les hommes qui ont recours à la prostitution de sont pas tous des criminels. Non, tous les prostitués ne sont pas des victimes. Peut-on mettre sur le même plan une escort de luxe, une prostituée chinoise quinquagénaire de Belleville, un jeune garçon ivoirien ou une étudiante qui se prostitue occasionnellement pour payer son loyer ?

Le système prostituteur évoqué par les féministes, ou plaisir et la liberté sexuelle défendus par les clients de la prostitution ne sont que des déformations de la réalité. La question de la prostitution est bien plus complexe que cela. Il convient de ne pas être puritain en glissant vers la répression morale, mais il est primordial de protéger les êtres humains contraint de vendre leur corps à la satisfaction masculine.

Leila Ajig

Reportage photo : 3 semaines dans un camp de Roms

1 Oct
Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

Dans le cadre d’un reportage sur les Roms pour Metronews, le photographe Yann Merlin a pris une série de photos superbes. On est loin des clichés sur les Roms devenus tellement banals, du déversement quotidien de haine sur cette communauté déjà fragilisée. Ces photos captent des moments de vie, de joie, de réflexion, de solitude et de solidarité, sans filtre, sans tabou ni exagération.

Photographe : Yann Merlin

Photographe : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

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Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

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Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

Photo : Yann Merlin

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir le reste des photos.

Les suédoises portent le voile en solidarité

22 Août

Hijab Voile

Farsta, son centre commercial isolé, son autoroute glauque, ses barres d’immeubles grises et maintenant, ses agressions islamophobes.

Il y a quelques jours, une femme enceinte a été agressée dans cette petite commune du sud de Stockholm. La raison était simple : son voile ne semblait visiblement pas convenir à son agresseur. Le fait divers aurait très bien pu s’arrêter là mais des voix se sont élevées contre cette agression et, plus largement contre la montée de l’islamophobie en Suède.

Des militants des droits de l’homme ont donc lancé un appel en demandant à toutes les femmes de porter le voile le 19 aout en solidarité avec la victime. Twitter et les autres réseaux sociaux ont largement relayé cette action de soutien nommée #Hijabuppropet (le scandale du voile) avec des photos de femmes suédoises, connues ou anonymes, posant avec un voile.

Cet élan de solidarité, cette main tendue à la victime, aux femmes, aux musulmans montre le vrai visage de la Suède, ce pays tolérant que j’aime qui m’a ouvert ses bras et accueillie pendant tant d’années. Même si, en 2010, le pays a pour la première fois ouvert le parlement au parti d’extrême droite Sevrigedemokraterna (Les Democrates Suédois), les suédois ont su frapper un grand coup et mettre en avant leur unité face une agression islamophobe.

A l’heure où les femmes voilées se font insulter, les Roms sont considérés comme de la vermine à chasser, la France qui souffre et n’en peut plus manque cruellement de solidarité et d’humanité, au point de banaliser le racisme.

Je me demande donc quand mon pays, la France, et ses habitants, les Français auront la force, l’envie et le courage de se mobiliser contre de tels actes. J’ai parfois cette amère impression que le pays a baissé les bras, que certaines communautés, déjà fragilisées, socialement, économiquement et médiatiquement ne seront jamais que des citoyens de seconde zone qui n’auront jamais droit à l’honneur de la mobilisation nationale.

 

Leila Ajig

Le métro, les dragueurs et nous.

7 Juil

metro 12h17 : métro Stalingrad, 35 degrés dans le métro « climatisé ». Un petit truc me chiffonne, je lève les yeux et là, je constate que mon voisin de métro, joliment gâté par la nature, observe mes jambes avec insistance, un petit sourire en coin. J’ai envie de réagir, mais je cherche mon positionnement. Je rentre alors à la maison, j’en parle avec mon amie Ludivine et nous décidons de lister quelques profils types de femmes et de leurs réactions face à cette technique de drague (toute ressemblance avec des personnes existantes est fortuite).

  1. L’aigrie : lui propose sa paire de lunettes pour l’aider à mieux voir ce morceau de corps en détail.
  2. La chienne de garde : lui met une gifle et lui dit que son corps lui appartient et qu’elle n’est pas un objet.
  3. La néo-racaille : se lève, le pointe du doigt et commence sa phrase par « Non mais t’es sérieux là ? » et finit en lui conseillant de prendre la ligne 4 et de descendre à Strasbourg Saint Denis.
  4. La prétentieuse : elle le regarde de haut en bas, tourne la tête, et remet sa mèche de cheveux avec dédain.
  5. La romantique : elle penche sa tête sur le coté en souriant, et pense déjà aux prénoms de leurs deux premiers enfants.
  6. La stressée peureuse : le doigt posé sur la bombe lacrymogène dans son sac, elle compte les secondes qui la séparent de la prochaine station de métro.
  7. La désespérée : elle lui écrit son numéro sur un ticket de métro et passera les 4 prochains jours à surveiller son téléphone.
  8. La narcissique : elle élargit le périmètre de visibilité en soulevant sa jupe de quelques centimètres.
  9. La lunaire : elle n’a pas vu qu’il l’avait vue, absorbée par son livre de poche.
  10. La working girl : elle ne peux pas se permettre de perdre du temps et peaufine sa présentation Power Point du jour.

Je suis sûre que chacune pourra se reconnaître.

Leila Ajig

New York ou la ville fantasmée

28 Mai
La Skyline

La Skyline

Jamais, au grand jamais je ne pouvais imaginer qu’une ville comme Paris puisse trouver une consœur à sa hauteur. Mais New York m’a ouvert les yeux : veni, vidi, vici !

New York est un mélange de langues, de couleurs, de styles, de quartiers, de personnages, de mentalités dans lequel le trader de Midtown arrive à croiser la femme de ménage clandestine de Spanish Harlem.

Il m’est assez difficile de décrire cette ville, de la raconter, ou même de résumer le sentiment que j’ai eu en battant son pavé. La grosse pomme vous prend à la gorge et elle vous injecte une dose suffisante d’addiction pour ne plus jamais se défaire de vous.

Voici quelques clichés.

Don't Walk

Don’t Walk

SoHo

SoHo

Central Park

Central Park

NYPD

NYPD

Street Art à Brooklin

Street Art à Brooklyn

Joli Street Arter à Brooklyn

Joli Street Arter à Brooklyn

Hygiène, quand tu nous tiens...

Hygiène, quand tu nous tiens…

Au pied du Brooklyn Bridge

Au pied du Brooklyn Bridge

Fin de journée laborale des écoliers

Fin de journée laborale des écoliers

Serrés comme des sardines, mais avec la clim'

Serrés comme des sardines, mais avec la clim’

Confusion des genres :)

Confusion des genres 🙂

Grab a cab !

Grab a cab !

Discret !

Discret !

Romantisme sur la High Line

Romantisme sur la High Line

Pendant ce temps à Brooklyn...

Pendant ce temps à Brooklyn…

Humour New-Yorkais

Humour New-Yorkais

Les buildings veillent sur Central Park

Les buildings veillent sur Central Park

Leila Ajig

Moi, à 30 ans

24 Mai
Mes 30 ans, mon bouquet et moi.

Mes 30 ans, mon bouquet et moi.

« Allo, ma chérie, joyeux tiers de siècle moins 3 ans ! Ahhh 30 ans déjà ! » : Papa, premier appel de la journée. Merci…

Voilà, c’est fait, j’ai 30 ans , je suis dans la cour des grands et j’aime !

Il semble que 30 ans chez une femme soit le premier palier vers la dégénérescence physique et mentale, mais ce n’est pas mon cas (enfin je crois).

Petite, j’avais une image arrêtée et définie de ma vie à 30 ans. Aujourd’hui, je me rends compte qu’elle est bien mieux que ce que j’imaginais !

Moi à 30 ans, je suis plus libre que jamais,
Moi à 30 ans, je suis plus chiante que jamais,
Moi à 30 ans, je suis plus généreuse que jamais,
Moi à 30 ans, je suis plus caractérielle  que jamais,
Moi à 30 ans, je suis plus douce que jamais,
Moi à 30 ans, je suis plus piquante que jamais,
Moi à 30 ans, je suis plus sereine que jamais,
Moi à 30 ans, je suis plus stressée que jamais,
Moi à 30 ans, je suis plus buveuse de thé que jamais,
Moi à 30 ans, je suis plus rancunière que jamais,
Moi à 30 ans, je suis plus laxiste que jamais,
Moi à 30 ans, je suis plus forte que jamais,

Moi à 30 ans, je suis plus moi que jamais.

Leila Ajig

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