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Le métro, les dragueurs et nous.

7 Juil

metro 12h17 : métro Stalingrad, 35 degrés dans le métro « climatisé ». Un petit truc me chiffonne, je lève les yeux et là, je constate que mon voisin de métro, joliment gâté par la nature, observe mes jambes avec insistance, un petit sourire en coin. J’ai envie de réagir, mais je cherche mon positionnement. Je rentre alors à la maison, j’en parle avec mon amie Ludivine et nous décidons de lister quelques profils types de femmes et de leurs réactions face à cette technique de drague (toute ressemblance avec des personnes existantes est fortuite).

  1. L’aigrie : lui propose sa paire de lunettes pour l’aider à mieux voir ce morceau de corps en détail.
  2. La chienne de garde : lui met une gifle et lui dit que son corps lui appartient et qu’elle n’est pas un objet.
  3. La néo-racaille : se lève, le pointe du doigt et commence sa phrase par « Non mais t’es sérieux là ? » et finit en lui conseillant de prendre la ligne 4 et de descendre à Strasbourg Saint Denis.
  4. La prétentieuse : elle le regarde de haut en bas, tourne la tête, et remet sa mèche de cheveux avec dédain.
  5. La romantique : elle penche sa tête sur le coté en souriant, et pense déjà aux prénoms de leurs deux premiers enfants.
  6. La stressée peureuse : le doigt posé sur la bombe lacrymogène dans son sac, elle compte les secondes qui la séparent de la prochaine station de métro.
  7. La désespérée : elle lui écrit son numéro sur un ticket de métro et passera les 4 prochains jours à surveiller son téléphone.
  8. La narcissique : elle élargit le périmètre de visibilité en soulevant sa jupe de quelques centimètres.
  9. La lunaire : elle n’a pas vu qu’il l’avait vue, absorbée par son livre de poche.
  10. La working girl : elle ne peux pas se permettre de perdre du temps et peaufine sa présentation Power Point du jour.

Je suis sûre que chacune pourra se reconnaître.

Leila Ajig

8 mars, journée de la femme

8 Mar

 

Journée de la femmeAlors c’est le 8 mars, fameuse journée de la femme que certains confondent volontiers avec la nouvelle Saint Valentin.

Alors non, on ne demande que des roses rouges nous soient distribuées ou encore que l’on nous souhaite bonne fête. Les femmes voudraient des choses plus simples : le respect, l’égalité et la dignité.

Bien que cette journée arrive une fois par an, elle permet de rappeler que de nombreux droits humains et des femmes sont bafoués tous les jours : dans les entreprises, dans les familles, dans les sociétés des pays développés comme dans les autres.

En France, les inégalités entre hommes et femmes sont criantes et continuent d’exister.

Le 8 mars est donc une piqûre de rappel, chaque année, pour que les pouvoirs publics s’investissent réellement dans la lutte pour l’égalité hommes-femmes.

Leila Ajig

« Hé, mademoiselle, t’aurais pas un 06 » : tentatives de séduction en milieu urbain

16 Août

Intéressée par le phénomène du harcèlement de rue, je me suis mise à fouiller le web pour lire quelques articles sur le sujet, et là, je tombe sur une perle : un Tumblr qui rassemble les pires phrases de drague que l’on sort aux femmes dans la rue.
Un florilège de conneries que l’on ne se lasse pas de lire. Voici une petite sélection des phrases cultes des artistes dragueurs de rue :
L’anthropologue : «  Ils sont de quelle nationalité tes yeux ? »
Le fou du volant : « Hey Mademoiselle, t’es d’la police ou quoi ? Parce que tu m’as trop flashé ! »
Le poète : « Tes yeux sont bleu. Bleu comme le bleu du drapeau de l’OM. »
Le Petit Prince : « Hé madame, tu voudrais pas sortir avec moi ? »
Le gentleman : « Hey poupée, mon train est en retard, tu nous aides à patienter moi et ma bite ? »

N’hésitez pas à partager ! 🙂

Leila Ajig

Signez la pétition contre la misogynie ordinaire de Patrick Besson (Le Point) !

29 Mai

Le billet de Patrick Besson du 24 mai 2012 publié dans Le Point ne se veut pas une simple analyse de la composition du gouvernement mais une véritable tirade sexiste et misogyne.
Après s’être attaqué à l’accent d’Eva Joly, l’éditorialiste s’en prend gaiement aux femmes du gouvernement, qualifiant la parité de « partouze ».

 
Que dire de ce coup de gueule nauséabond ? Par où commencer ?

 
Tout d’abord, il est incroyable qu’une décennie après la loi sur la parité, ce thème suscite encore de l’étonnement. Malgré le coup de force légal pour rééquilibrer les discriminations entre hommes et femmes, la France reste parmi les mauvais élèves de l’UE 18.5 % de femmes à l’Assemblée Nationale.

 
Ce fait ne semble pas choquer Monsieur Besson qui s’étonne d’une parfaite parité au sein du gouvernement. Il est important de lui rappeler que le gouvernement français doit être à l’image de la France : paritaire et diversifié.

 
Mais, le sexisme ne lui suffit pas. Il se complait dans la caricature et le cliché, flirtant avec des propos humiliants à l’égard de femmes compétentes, mais qui sont d’ores et déjà cataloguées : « l’ingénue libertaire Najat Vallaud-Belkacem, la séductrice culturelle Aurélie Filippetti, l’associative hitchkcockienne Delphine Batho, la radicale chic Sylvia Pinel, le tanagra guyanais Christiane Taubira, la geisha intellectuelle Fleur Pellerin, la shéhérazade cinématographique Yamina Benguigi. Il ne manquerait pas grand-chose à Cécile Duflot pour être au niveau de ses consoeurs du gouvernement. Un nouveau couturier ? Ce n’est pas le tout de trier les ordures, il faut faire pareil avec les vêtements. Marisol Touraine préparera le retour de la retraite à 60 ans. Pas la retraite amoureuse, en tout cas. »
Patrick Besson ne manque pas de mentionner que seuls quelques hommes, qui ont leurs photos dans les journaux, sont les piliers de ce nouveau gouvernement. Selon lui, ces femmes, auraient été choisies sur casting pour faire de la figuration.

 
En 2012, certains semblent avoir oublié que les femmes ne sont pas une minorité visible sur laquelle on se défoule, mais une composante de la société, une réalité qu’il faut prendre en compte et respecter.
Si partouze il y a, elle est intellectuelle et se compose des quelques neurones qu’il reste à Patrick Besson au fin fond de son cerveau.

 
Par conséquent, je demande à toutes et tous de signer ma pétition pour demander à Franz-Olivier Giesbert, directeur de la publication du Point, de refuser la misogynie en condamnant publiquement l’article écrit par Patrick Besson.

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